Comité de Lecture


Le comité de lecture, coordonné par l’espace « Livre adulte », est ouvert à toutes les personnes désireuses d’échanger sur leurs livres « Coup de cœur » et de s’engager dans ce groupe. 

 

 

 

Il se réunit une fois tous les 2 mois le samedi matin, de 10h à 12h, si ce n’est au premier trimestre de l’année où les rencontres sont plus fréquentes afin de prendre connaissance des textes participants au concours du printemps des auteurs et de les évaluer. En effet, le comité de lecture représente une voix du jury de ce concours littéraire.

  

 

Passionnés de lecture avec des gouts très différents, les membres de ce groupe se rencontrent, présentent et échangent sur leur coup de cœur du moment. Leur sélection de livres est mise en avant auprès de nos usagers par le biais d’une table de présentation, d’un affichage des listes et d’un carrousel sur le site et la page Facebook).

 

 

Coups de Coeur du Comité de lecture

Zoli

par Colum Mac Cann

Arcadie

par Emmanuelle Bayamack-Tam
"Si l'on n'aimait que les gens qui le méritent, la vie serait une distribution de prix très ennuyeuse."Au domaine de Liberty House réside une étrange communauté : naturistes, électrosensibles, déments séniles et autres inadaptés y réapprennent à vivre et jouir sans entraves. C'est là que Farah, quatorze ans, et ses parents ont trouvé refuge. Mais au milieu de ce drôle de paradis, l'adolescente peine à s'épanouir. Et pour cause : sa seule certitude - être une fille - vient de voler en éclats.Un grand roman doux et cruel, à l'humour décapant, sur l'innocence et le monde contemporain.

Civilizations

par Laurent Binet
Vers l’an mille : la fille d’Erik le Rouge met cap au sud. 1492 : Colomb ne découvre pas l’Amérique. 1531 : les Incas envahissent l’Europe. À quelles conditions ce qui a été aurait-il pu ne pas être ? Il a manqué trois choses aux Indiens pour résister aux conquistadors. Donnez-leur le cheval, le fer, les anticorps, et toute l’histoire du monde est à refaire. Civilizations est le roman de cette hypothèse : Atahualpa débarque dans l’Europe de Charles Quint. Pour y trouver quoi ? L’Inquisition espagnole, la Réforme de Luther, le capitalisme naissant. Le prodige de l’imprimerie, et ses feuilles qui parlent. Des monarchies exténuées par leurs guerres sans fin, sous la menace constante des Turcs. Une mer infestée de pirates. Un continent déchiré par les querelles religieuses et dynastiques. Mais surtout, des populations brimées, affamées, au bord du soulèvement, juifs de Tolède, maures de Grenade, paysans allemands : des alliés. De Cuzco à Aix-la-Chapelle, et jusqu’à la bataille de Lépante, voici le récit de la mondialisation renversée, telle qu’au fond, il s’en fallut d’un rien pour qu’elle l’emporte, et devienne réalité.

Comme un empire dans un empire

par Alice Zeniter
Il s'appelle Antoine. Elle se fait appeler L. Il est assistant parlementaire, elle est hackeuse. Ils ont tous les deux choisi de consacrer leur vie à un engagement politique, officiellement ou clandestinement. Le roman commence à l'hiver 2019. Antoine ne sait que faire de la défiance et même de la haine qu'il constate à l'égard des politiciens de métier et qui commence à déteindre sur lui. Dans ce climat tendu, il s'échappe en rêvant d'écrire un roman sur la guerre d'Espagne. L vient d'assister à l'arrestation de son compagnon, accusé d'avoir piraté une société de surveillance, et elle se sait observée, peut-être même menacée. Antoine et L vont se rencontrer autour d'une question : comment continuer le combat quand l'ennemi semble trop grand pour être défait ? Dans ce grand roman de l'engagement, Alice Zeniter met en scène une génération face à un monde violent et essoufflé, une génération qui cherche, avec de modestes moyens mais une contagieuse obstination, à en redessiner les contours. L'auteure s'empare audacieusement de nos existences ultracontemporaines qu'elle transfigure en autant de romans sur ce que signifie, aujourd'hui, faire de la politique.

Divine blessure

par Jacqueline Kelen
Guérir, se sentir « bien dans sa peau », refermer toutes nos failles et se débarrasser de tous nos maux pour accéder au but suprême de la quiétude et du bonheur, telles sont les obsessions du jour. Nous vivons désormais sous le règne d'une idéologie thérapeutique, régressive et consumériste, qui nous infantilise en cherchant à nous détourner de tout risque. Jacqueline Kelen combat cette tyrannie du confort, qui voudrait faire l'impasse sur la vocation spirituelle de l'humain. Spécialiste des mythes, elle convoque ici ces héros, dieux et saints qui nous rappellent, par leurs blessures et leurs épreuves, que l'homme n'accède pas à sa plénitude dans la facilité : Achille et Ulysse, Lancelot et Tristan, Osiris dépecé et le Christ crucifié, tous nous disent, ainsi que le Jacob de la Bible ou les mystiques chrétiens et soufis, que la déchirure est aussi ouverture. Il n'est pas de blessure qui ne renvoie à la blessure d'Amour.

Ecoutez nos défaites

par Laurent Gaudé
Il a mené des opérations pour les renseignements français de Bamako à Genève, de Beyrouth à Tanger. Il a vu des régimes tomber, des peuples se relever, des hommes mourir. Aujourd'hui, Assem Graïeb est fatigué. La mission qu'il accepte est peut-être la dernière : retrouver un ancien membre des commandos d'élite américains soupçonné de divers trafics. A Zurich, Assem croise Mariam, une archéologue irakienne qui tente de sauver des oeuvres d'art dans la zone dévastée du Moyen-Orient. En une nuit, tous deux partagent bien plus que quelques heures d'amour. En contrepoint de cette rencontre, le récit fait retentir le chant de trois héros glorieux : le général Grant écrasant les confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l'envahisseur fasciste. Mais quand une bataille se gagne au prix de vies fauchées, de corps suppliciés, de terres éventrées, comment prétendre qu'il s'agit d'une victoire ? Evocation tremblée d'un monde contemporain insondable, Ecoutez nos défaites compose une épopée mélancolique et inquiète qui constate la folie des hommes et célèbre l'émotion, l'art, la beauté - seuls remèdes à la tentation de la capitulation face au temps qui passe

Entre fauves

par Colin Niel
Martin est garde au parc national des Pyrénées. Il travaille notamment au suivi des derniers ours. Mais depuis un an et demi, on n'a plus trouvé la moindre trace de Cannellito, le seul plantigrade avec un peu de sang pyrénéen qui fréquentait encore ces forêts, pas d'empreinte de tout l'hiver, aucun poil sur les centaines d'arbres observés. Martin en est chaque jour plus convaincu : les chasseurs auront eu la peau de l'animal. L'histoire des hommes, n'est-ce pas celle du massacre de la faune sauvage ? Alors, lorsqu'il tombe sur un cliché montrant une jeune femme devant la dépouille d'un lion, arc de chasse en main, il est déterminé à la retrouver et la livrer en pâture à l'opinion publique. Même si d'elle, il ne connaît qu'un pseudonyme sur les réseaux sociaux : Leg Holas. Et rien de ce qui s'est joué, quelques semaines plus tôt, en Afrique. Entre chasse au fauve et chasse à l'homme, vallée d'Aspe dans les Pyrénées enneigées et désert du Kaokoland en Namibie, Colin Niel tisse une intrigue cruelle où aucun chasseur n'est jamais sûr de sa proie.

Et que le vaste monde poursuive sa course folle

par Colum Mac Cann
Dans le New York des années 1970, un roman polyphonique aux subtiles résonances contemporaines, une oeuvre vertigineuse. 7 août 1974. Sur un câble tendu entre les Twin Towers s'élance un funambule. Un événement extraordinaire dans la vie de personnes ordinaires. Corrigan, un prêtre irlandais, cherche Dieu au milieu des prostituées, des vieux, des miséreux du Bronx ; dans un luxueux appartement de Park Avenue, des mères de soldats disparus au Vietnam se réunissent pour partager leur douleur et découvrent qu'il y a entre elles des barrières que la mort même ne peut surmonter ; dans une prison new-yorkaise, Tillie, une prostituée épuisée, crie son désespoir de n'avoir su protéger sa fille et ses petits-enfants... Une ronde de personnages dont les voix s'entremêlent pour restituer toute l'effervescence d'une époque. Porté par la grâce de l'écriture de Colum McCann, un roman vibrant, poignant, l'histoire d'un monde qui n'en finit pas de se relever

La commode aux tiroirs de couleurs

par Olivia Ruiz
A la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.

La tristesse des éléphants

par Jodi Picoult
La mère de Jenna, Alice, a disparu lorsque celle-ci n'avait que trois ans. Aujourd'hui, elle en a treize et est bien décidée à retrouver sa trace. Elle n'a qu'une certitude : jamais sa mère ne l'aurait abandonnée. Jenna se met à relire le journal de bord d'Alice, une scientifique qui étudiait le deuil chez les éléphants. Pour progresser dans sa quête, elle s'adjoint les services de Serenity Jones, une voyante qui prétend être en lien avec l'au-delà, et de Virgil Stanhope, l'inspecteur qui avait suivi l'enquête à l'époque. Émouvant et haletant, le dernier roman de Jodi Picoult nous fait croire à l'impossible.

La Valse des arbres et du ciel

par Jean-Michel Guenassia
Auvers-sur-Oise, été 1890. Marguerite Gachet est une jeune fille qui étouffe dans le carcan imposé aux femmes de cette fin de siècle. Elle sera le dernier amour de Van Gogh. Leur rencontre va bouleverser définitivement leurs vies.Jean-Michel Guenassia nous révèle une version stupéfiante de ces derniers jours.Et si le docteur Gachet n'avait pas été l'ami fidèle des impressionnistes mais plutôt un opportuniste cupide et vaniteux ? Et si sa fille avait été une personne trop passionnée et trop amoureuse ? Et si Van Gogh ne s'était pas suicidé ? Et si une partie de ses toiles exposées à Orsay étaient des faux ?...Autant de questions passionnantes que Jean-Michel Guenassia aborde au regard des plus récentes découvertes sur la vie de l'artiste. Il trouve des réponses insoupçonnées, qu'il nous transmet avec la puissance romanesque et la vérité documentaire qu'on lui connaît depuis Le Club des incorrigibles optimistes.

Le livre de Rachel

par Esther David
A Danda, près de Bombay, Rachel est la dernière représentante de la communauté juive. Son mari s'est éteint et ses enfants sont partis vivre en Israël. La vie de Rachel s'organise alors entre la synagogue et les fourneaux, où elle perpétue les traditions culinaires et rend hommage aux saveurs du passé - poulet kesari, patates tilkout, curry casher. Quand des promoteurs s'intéressent d'un peu trop près à la synagogue, Rachel s'interpose pour préserver le lieu, à la fois emblème de sa foi et lien avec ses ancêtres. Ses plats, au parfum enivrant de cannelle, cumin ou curcuma, qui ouvrent l'appétit et délient les esprits, seront des armes inattendues contre la spéculation immobilière.

Le rouge vif de la rhubarbe

par Audur Ava Olafsdottir
Souvent aux beaux jours, Ágústína grimpe sur les hauteurs du village pour s'allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. C'est là, dit-on, qu'elle fut conçue, avant d'être confiée aux bons soins de la chère Nína, experte en confiture de rhubarbe, boudin de mouton et autres délices. Singulière, arrogante et tendre, Ágústína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie, collectionne les lettres de sa mère partie aux antipodes à la poursuite des oiseaux migrateurs, chante en solo dans un groupe de rock et se découvre ange ou sirène sous le regard amoureux de Salómon. Mais Ágústína fomente elle aussi un grand voyage : l'ascension de la « Montagne », huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d'en haut... Tout premier roman d'Auður Ava Ólafsdóttir enfin traduit en français, Le rouge vif de la rhubarbe éclaire à merveille l'œuvre de la grande romancière islandaise. Car il s'agit bien de merveilleux chez elle. Pourtant, c'est à la vie ordinaire qu'elle s'attache, sur cette île noire aux paysages crépusculaires, celle de personnages hors normes qui affrontent leur destinée avec une singulière drôlerie et une grâce incomparable. Car il y a toujours une embellie dans les nuits polaires d'Auður Ava Ólafsdóttir. Après Rosa candida, inoubliable découverte, Le rouge vif de la rhubarbe est un enchantement.

Le sang versé

par Åsa Larsson
A 145 kilomètres du cercle polaire, dans l'atmosphère crépusculaire du grand nord, un petit village aux environs de Kiruna, ville natale de l'avocate, est sous le choc : le pasteur de la paroisse - une femme - vient d'être assassiné. En fmission là-bas pour son cabinet d'évocats, Rebecka remonte la piste de cette affaire qui réveille le souvenir traumatisant d'un autre meurtre...

Un couple irréprochable

par Alafair Burke
« Maman est morte ce matin et c'est la première fois qu'elle me fait de la peine. » Pendant deux ans, Eric-Emmanuel Schmitt tente d'apprivoiser l'inacceptable : la disparition de la femme qui l'a mis au monde. Ces pages racontent son « devoir de bonheur » : une longue lutte, acharnée et difficile, contre le chagrin. Demeurer inconsolable trahirait sa mère, tant cette femme lumineuse et tendre lui a donné le goût de la vie, la passion des arts, le sens de l'humour, le culte de la joie. Ce texte explore le présent d'une détresse tout autant que le passé d'un bonheur, tandis que s'élabore la recomposition d'un homme mûr qui n'est plus « l'enfant de personne ». Éric-Emmanuel Schmitt atteint ici, comme dans La nuit de feu, à l'universel à force de vérité personnelle et intime dans le deuil d'un amour. Il parvient à transformer une expérience de la mort en une splendide leçon de vie.

Un soir de décembre

par Delphine de Vigan
Matthieu Brin, quarante-cinq ans, publicitaire, une femme délicieuse et deux enfants. Il a écrit un livre, a connu un très grand succès et obtenu un prix. Il reçoit des lettres d’admirateurs mais n’arrive plus à écrire. Un jour, il découvre la lettre d’une femme, une lettre étrange, différente, qu’il relit plusieurs fois et ne range pas avec les autres. Un soir de décembre, c’est l’histoire d’une femme qui écrit à un homme qu’elle a aimé, et n’a jamais oublié. L’histoire d’une faille soudaine dans la vie d’un homme, d’un couple rattrapé par l’usure du temps.

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