Défi du vendredi

De ma fenêtre je vois le passé, le présent et le futur. Je me perds dans mes souvenirs, je savoure l'instant et j'imagine l'avenir.

Chaque centimètre carré me ramène à des anecdotes. Cet amandier, vestige de ce qu'était ce terrain de famille où nous avons posé nos valises. Ce carrelage qu'on a fini de jointer un jour d’anniversaire. Ces pots de fleurs qui traversent les générations. Ces rosiers qui ont été nos complices le jour de l’annonce. Ce mur en pierres monté par surprise. Ce mûrier qu'on a planté à la naissance de notre chair. Cette dalle toute fraîche qu'elle a foulé pour la première fois lors d'une chasse aux œufs…

Aujourd'hui il pleut. De ma fenêtre il fait tout gris, notre famille et nos amis nous manquent, nous avons peur pour eux. Et pourtant mon cœur est soleil. Cette période de confinement nous permet enfin de prendre le temps de prendre le temps ! Alors on s'organise, on prend du temps pour lui, du temps pour elle, du temps pour soi. Le rythme effréné du quotidien à laisser place à la douceur. La voir grandir et s’épanouir. Quel plus grand bonheur ? Deux ans et deux mois, elle ne s'en rappelera peut-être pas, mais son cœur et le nôtre : si. À cela, la végétation redémarre, les légumes poussent et nous promettent de belles saveurs dans nos assiettes cet été.

Cet été, un futur proche et lointain à la fois. Où on serons-nous dans cette crise que nous traversons ? Personne ne le sait vraiment. Nous languissons de retrouver nos grandes tablées, nos repas partagés avec ceux qui nous sont chers… en attendant on se délecte de ce qui nous a fait, de ce que nous faisons et de ce que nous ferons, par cette fenêtre.

Lydie

Derrière ma fenêtre, toujours les mêmes images des maisons et bâtiments voisins aux stores ouverts en matinée et qui se ferment le soir sans jamais voir âme qui vive, de très rares véhicules toujours les mêmes qui passent et repassent aux mêmes heures, cette joggeuse avec sa tenue unique, ce couple qui promène leurs 2 chiens après chaque repas sur la piste cyclable, ce type à la casquette blanche qui marche droit comme un i à vive allure. Tous les jours ce même film aux nombreux entractes sans bruits et qui se termine avec des applaudissements invisibles.

Ce diable de virus nous a séparé physiquement mais l'amour qui nous unis est encore plus fort et bientôt nous pourrons nous retrouver pour partager de merveilleux moments et rattraper tous ces moments perdus.

Onin

De ma fenêtre virtuelle,
Je vois des visages jeunes et souriants.
Des sourires reconnaissants et gratifiants
Me livrent une douce  intimité familiale et amicale.
Je me laisse emporter par ces lueurs d'espoirs et ces envies de vouloir y  croire.
Mon regard bienveillant se détache de cet écran et de ma fenêtre s'ouvrant sur ce monde désolant :
Je vois ce vestige des siècles passés,
Cette vieille église qui aimerait raconter
Et semble toutefois  me narguer
Moi, ce rien dans cette éternité
Mais la joie de vous revoir me redonne espoir
Cet amour qui tient sous son aile passé, présent et avenir  s'accroît de jour en jour.

Françoise

Léa

Le soleil est là... Quelle joie ! Déjà le paysage est baigné de lumière, les oiseaux m'offrent leurs premières trilles...au dessus d'un parterre de fleurs multicolores bercées par la brise. Le lilas embaume sous un ciel limpide... Je m'étire en souriant heureuse de profiter du moment présent... Les volets en face s'ouvrent : "Bon-jour !", clin d'œil du matin… La Vie est belle si on prends le temps de la savourer.

Tina

Un rayon de soleil vient éclabousser la table de la cuisine. Je sais qu'il est dix heures, plus besoin de regarder le réveil bleu qui est posé sur ma table de nuit pour connaître l'heure. Depuis maintenant plus d'un mois j'observe, je scrute, je note le parcours du soleil et de la lune. Les étoiles aussi.
Je vis dans un petit deux pièces, sous les toits. Je me souviens du jour de la visite avec la femme de l'agence. Elle avait montré d'un geste assuré les deux petites fenêtres au plafond :
Vous avez la un vrai puit de lumière, m'avait elle dit.
Des années ont passées depuis. J'étais bien sous les toits, il faut dire que je n'y étais pas souvent et la plupart du temps je rentrais tard.
Ma vie était mouvementée. Et puis le covid est arrivé. Arrêt. Stop. On ne bouge plus.
Seule avec mon puit de lumière.
Les petites fenêtres sont mon ouverture sur le monde. Le ciel, un bout de ciel plutôt, les nuages toujours différents, le soleil que j'aperçois durant 1h20, pas plus. Puis le ciel qui s'assombrit, la lune moins souvent et les étoiles.
Quand un oiseau passe c'est un cadeau! Quand quelques gouttes tombent et s'écrasent sur la vitre je suis heureuse de ce bruit.
Je pense souvent à Verlaine et à ceux qui sont emprisonnés.
Je me dis que cela s'arrêtera.
Je me dis que je vais déménager et trouver une maison avec une vrai fenêtre, grande, ouverte sur un jardin.
J'ai peur que ces deux carrés de lumière et de nuit restent a jamais gravés sur ma rétine- jour-nuit- jour-nuit.

Domique

Vue de ma fenêtre : la nature, tout est vert, tout fleurit
Pensée à l'extérieur : courage pour les personnes malades, courage pour les personnes autour.
Pensée à l'intérieur : se reposer, se ressourcer, laisser vagabonder son esprit et son âme.
MERCI à toutes les personnes qui ont pensé à moi, par mail, whats app ou par téléphone.

Henriette Mars

Dedans, dehors, de ma fenêtre je vois les feuilles des arbres, au delà je devine la lumière et plus loin encore l'invitation d'un paysage...

Sylvie

Vue à contre jour vers le jardin fouillis 

Barbara

Amusez-vous à deviner ce que je vois de ma fenêtre !

Georges

Sylvia

Dernier Day of confinement

de mes fenêtres le regard  s épuise
il y a  du noir et blanc   coté cuisine
et couleur  coté cour  intimement
car ma plante  a fleuri  rouge bonheur
ce que je vois  du vide  et du silence rien qu' une heure
en ce matin de mai et des pensées   sais tu
pour les  hospitaliers et les disparus du virus...

Vincent
 

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